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Sir William CROOKES

Physicien et chimiste britannique né le 17 juin 1832 à Londres et mort dans cette même ville la 4 avril 1919.

William Crookes était le fils de Joseph Crookes, un tailleur du nord de l'Angleterre et de Mary Scott. Il fait ses études au lycée de Chippenham et entre au Royal College of Chemistry à  Hanover Square à l'age de 15 ans.

A 20 ans, il est professeur suppléant dans ce même collège et publie un intéressant mémoire sur la lumière polarisée.

En 1854, il est nommé assistant en météorologie à Oxford et enseigne la chimie à Chester l'année suivante.

Grâce à l’héritage obtenu de son père, il peut, dès cette époque, se consacrer entièrement à ses travaux scientifiques dans son laboratoire privé de Londres.

En 1856 il se marie avec Ellen, la fille de William Humphrey avec qui il aura 3 filles et un garçon.

Crookes est un des premiers à étudier à l’aide du spectroscope les propriétés des spectres solaire et terrestre.

Mais plusieurs découvertes importantes ont fait sa renommée internationale dans le monde scientifique.

En 1861, il découvre grâce à l'analyse spectrale un nouveau corps simple métallique, le Thallium. Cette méthode est à l'origine de la découverte d’autres éléments tels le césium, le rubidium et l’indium.

Il met au point en 1865, un procédé d’amalgamation qui est utilisé dans la métallurgie de l’or et de l’argent.

William Crookes adorait aussi faire des démonstrations en public d'expériences de physique et d'électricité. 

Il était fasciné par l'hypothèse que Michael Faraday (1791-1867) avait formulée quelques années auparavant, à savoir que la luminosité d'un gaz fortement raréfié et excité par une décharge électrique représentait un quatrième état de la matière à côté des trois autres états (solide, liquide et gazeux).

 Pour étudier ces phénomènes, il avait perfectionné un appareil inventé en 1869 à Münster, en Allemagne, par Johan Wilhelm Hittorf (1824-1914). 

Cet appareil est composé d'un tube en verre muni à ses deux extrémités d'électrodes. Lorsqu'on applique une forte tension électrique et qu'on évacue l'air dans le tube, une couleur violacée apparaît.

Crookes avait émis l'hypothèse que les rayons cathodiques étaient constitués de particules, hypothèse confirmée en 1897 par Sir Joseph John THOMSON (1856-1940), physicien britannique et élève de Maxwell qui démontra que les rayons cathodiques étaient formés de particules négatives, à savoir d'électrons.

Tube de Crookes (photo Sparkmuseum - John D. Jenkins collection)

En 1878, Crookes montre que les rayons cathodiques sont bien des particules électrisées, découverte qui lui permit de caractériser ce quatrième état de la matière qu'il baptisa "radiante" et qui précédera la découverte de la radioactivité.

Radiomètre de Crookes Crookes est l'inventeur du radiomètre appareil composé d'un moulinet à palettes dont un coté est peint en noir et l'autre en blanc et qui tourne sous l'effet de la lumière dans une ampoule vide d'air.

On lui doit d’ingénieux instruments tels le photomètre de polarisation et le microscope spectral. 

Il est l’auteur d’un traité d’analyses chimiques devenu un classique en son temps. 

On lui doit de nombreuses recherches en astronomie et notamment sur la photographie céleste.

Il s’est aussi occupé de médecine et d’hygiène (rapport sur la prévention et la guérison de la peste bovine), du traitement des eaux des égouts, de la teinture sur tissus et du sucre de betteraves.

En 1903, alors qu'il étudiait la fluorescence produite par le rayonnement alpha du radium sur une plaque de sulfure de zinc, il observe des flashs lumineux produits par les particules alpha dans son microscope. Il met au point un appareil très simple capable de mettre en évidence ces scintillations lumineuses. Il appelle son appareil Spinthariscope (du grec spintha=scintiller). Cet appareil sera un des premiers détecteurs de particules utilisé en génie atomique.

Spinthariscope (vers 1920)

ooOoo

Il s'intéressa aussi au spiritisme et se livrera à des recherches sur les phénomènes paranormaux. Ses expériences  avec le médium Daniel Dunglas Home par exemple, sont restées célèbres.

En 1863, la Société Royale de Londres l’admit parmi ses membres actifs.

 

Tubes au néon - Enseigne publicitaire - Soho London

Sources : 

  1. Le Dictionnaire des Inventeurs et des Inventions  - LAROUSSE
  2. le site : http://www.up.univ-mrs.fr/~laugierj/Crookes/Crookes.html
  3. Crookes and Geissler Tubes : SPARKMUSEUM - The collection of John D. Jenkins : http://www.sparkmuseum.com

 

© 2000-2007 Pierre Dessapt