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Christian Friedrich SCHONBEIN

Chimiste allemand né le 8 octobre 1799 à Metzingen, Swabe, en Allemagne et mort le 2 août 1868 à Sauersberg près de Baden Baden en Suisse.

Schönbein commencera son apprentissage de la chimie comme préparateur chez un pharmacien.

Après ses études à Tübingen et Erlangen, il enseigne la chimie et la physique d'abord à Keilhau puis à Thuringia et finalement à Epsom en Angleterre.

Il passera la plus grande partie de sa vie à Bâle, en Suisse où il occupera la chair de chimie et de physique de l'Université de Bâle dès 1828.

On lui doit la découverte de l'ozone, en 1840 et de la nitrocellulose, en 1845, explosif qui sera utilisé en remplacement de la poudre noire.

Les chimistes de son époque n'hésiteront pas à affirmer que la découverte de l'ozone était sans aucun doute une des plus grandes découvertes du 19ième siècle. Ce nouveau corps à l'odeur si particulière donna lieu à une quantité phénoménales de publications dans les annales de la chimie dans le monde entier.

3 O2 -------> 2 O3
(après passage d'un arc électrique)

Sa présence avait été remarquée dès les premières utilisations des machines électriques et des savants comme van Marum avaient été jusqu'à penser que l'odeur dégagée au niveau des machines électrostatiques était l'odeur même de l'électricité.

Dans un document de 1840, Schönbein considérera comme possible la présence d'ozone dans l'atmosphère et en attribuera l'origine aux phénomènes électriques et aux orages.

Il faudra attendre 1889, pour que Cornu, un astronome français, constate la présence d'un "trou" dans le spectre de la lumière solaire dans l'ultraviolet. Il observe que l'effet est plus marqué lors du coucher du soleil. Un an plus tard, W. N. Hartley émet l'hypothèse que l'absorption de la lumière ultraviolette du soleil dans l'atmosphère terrestre est due à l'ozone.

Après avoir montré que l'ozone était une seconde forme de l'oxygène, Schönbein émit l'idée auprès de Faraday dans un courrier de 1858, de la possibilité d'une troisième forme qu'il baptisa antozone mais dont la réalité ne fût pas confirmée par la suite.

Schönbein étudiera aussi une pile à acide azotique dérivée de la pile Bunsen.


Sources :

  1. Le Dictionnaire des Inventeurs et des Inventions - LAROUSSE

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