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C'était en l'an 1900 !

L'Exposition Universelle de Paris de 1900 est placée sous le signe du développement industriel et des technologies émergentes. Entre le 15 avril et le 12 novembre 1900, elle attirera plus de 50 millions de visiteurs, dans une France de 40 millions d'habitants à l'époque.


Le Palais de l'Electricité
Les jets d'eau du grand bassin qui fonctionnent à l'aide de pompes électriques sont une des attractions les plus populaires de l'exposition.
En nocturne, l'éclairage électrique transforme le bassin en une gigantesque fontaine lumineuse
qui restera un exemple spectaculaire d'une des utilisations possibles de l'électricité.

Exemple de fontaines lumineuses (fontaines de Gaietà Buigas (1888) - Montjuic - Barcelone)
L'eau conduit la lumière envoyée par des projecteurs colorés placés sous l'eau du bassin

Le Palais de l'Electricité est sans doute le bâtiment qui a marqué le plus l'esprit des contemporains. Beaucoup avaient pu juger des progrès techniques accomplis depuis l'Exposition Internationale d'Electricité de 1881 où le public avait découvert pour la première fois l'éclairage électrique.

Le Pavillon fera de l'Exposition de 1900, le symbole du Progrès et de la Modernité.


L'intérieur du palais
Présentation de machines électriques génératrices, moteurs, pompes

Le Palais surmonté d'un Château d'Eau (70 m au dessus du sol) disposait d'une véritable unité de production qui produisait l'électricité nécessaire à une partie de l'exposition.

Cette unité consommait 200 tonnes de charbon par jour et avait une puissance de 12,000 chevaux (8.5 MW). Chiffres assez impressionnants quand on sait que cette consommation correspondait au contenu d'une péniche classique (péniche dite au gabarit Freycinet de 38 m de long et 5 m de large environ) !

Quand la nuit tombait, les lampes électriques éclairaient les différents pavillons et les allées pour le plus grand plaisir des visiteurs.

Les fontaines et jets d'eau du bassin jalissaient en une multitude de couleurs éclairées par plus de 6 000 lampes à incandescence.


Le trottoir roulant appelé "Rue de l'avenir"
Ces trottoirs mobiles avaient été installés sur un viaduc en bois de 7 mètres de hauteur.
Le parcours total était de 3 500 mètres et comportait neuf stations
réparties dans l’enceinte de l’Exposition.

Le viaduc supportait trois trottoirs continus, comme on peut le voir sur l'image ci-dessus : un fixe et deux mobiles ; le premier se déplaçait à une vitesse de 4 kilomètres à l’heure, le second à une vitesse de 8 kilomètres.

Le premier trottoir était de largeur réduite et était surtout destiné à servir de marche-pied intermédiaire pour passer du trottoir fixe au second trottoir mobile à grande vitesse. Celui-ci avait 2 mètres de large et les visiteurs restaient dessus le temps du trajet.


Rappel de quelques réalisations et attractions qui ont marqué cette exposition :

* Le développement de nouveaux modes de transports :

- la construction du Métropolitain - la première ligne de métro de Paris (Ligne N° 1 de Porte de Vincennes à Porte Maillot) sera ouverte à l'occasion de l'exposition.

- La réalisation de nouvelles gares (Gare d'Orsay, Invalides, Gare de Lyon)

* La découverte du cinéma avec la projection de films des frères Lumière sur écran géant et la présentation du Cinéorama - procédé de projection cinématographique sur un écran circulaire balayé par dix projecteurs synchronisés.

Le Petit Palais et Le Grand Palais seront eux aussi construits à l'occasion de cette exposition. Ils seront situés sur l'emplacement du Palais de l'Industrie,construit pour la première exposition universelle de 1855 consacrée aux développements industriels.

Le Pont Alexandre III sera aussi construit et réservé à l'exposition.

Une grande roue sera aussi érigée avenue de Suffren près du Champs de Mars. Cette immense roue qui avait un diamètre de 100 mètres sera démontée en 1937.

On peut citer aussi le Village Suisse dans le même quartier.

Copyright Pierre Dessapt 2009. Tous droits réservés